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L'axe Comportements Responsables et Enjeux Sociétaux regroupe 46 membres, spécialistes en marketing, ressources humaines, comptabilité, finance et systèmes d'informations. Dans une perspective pluridisciplinaire, les membres de l'axe ambitionnent de construire des connaissances fondamentales et appliquées dans les domaines de la prévention et la promotion de comportements responsables, la gouvernance, le management et la consommation responsables, à l'échelle des relations intra / inter organisations (publiques ou privées) et/ou des acteurs individuels (consommateurs, usagers, employés, candidats, patients, professionnels de santé).

 
Les recherches s'articulent autour de ces sous-axes :
 
  • Prévention et promotion de comportements responsables

Les travaux de ce sous-axe s’inscrivent dans le domaine de la santé.

La santé au travail.  La compréhension de la santé au travail s’appréhende en relation avec différentes notions au premier rang desquelles le bien-être au travail mais également l’articulation bien-être et mal-être au travail. Les organisations tentent d’articuler leurs contraintes à celles de la santé au travail. Dans ce contexte, des chercheurs de l’axe s’intéressent au lien entre performance et bien-être, à l’action managériale, aux dispositifs organisationnels en faveur de la santé au travail et plus particulièrement de la gestion de la fin de carrière. Des études sont menées sur les conséquences de conditions de travail délétères (notamment l’ennui, les ruptures à l’organisation, le rejet du salariat). D’autre part, des travaux étudient les outils que les individus et les organisations, confrontés à la pénibilité des conditions de travail, mettent en place dans un souci de prévention en matière de santé  (espaces de discussion, caravanes de ressources, ressources collectives et managériales).

La communication préventive en santé. Favoriser l’adoption par les individus de comportements « bons » pour leur santé et pour la planète ou diminuer la prévalence de comportements « mauvais » représente aujourd’hui des enjeux politiques, sociaux, sociétaux et économiques majeurs  tant pour les organismes publics que pour les entreprises. Des chercheurs de l’axe ont développé une expertise dans la compréhension de l’efficacité de campagnes de prévention (par exemple, don du sang, de gamètes, de sang placentaire , activité physique  mais aussi tabagisme, alcool, etc.) : ils ont identifié des leviers et des mécanismes explicatifs des intentions et du changement durable de comportement.
Si la transformation numérique, la digitalisation de la société, les objets intelligents et l’IA peuvent offrir de formidables opportunités, en revanche ils soulèvent  des questions autour de leur acceptabilité, leur éthique et interrogent sur leurs effets non désirés et le bien-être individuel et collectif.
 
  • Gouvernance responsable

Pour ce qui concerne la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE), la gouvernance responsable est protéiforme et peut être appréhendée par différents prismes. La communication des entreprises évolue fortement dans ses composantes financières et extra financières. En effet, les documents comptables et financiers publiés par les entreprises sont de plus en plus « intégrés » (cf. integrated reporting) et donnent à voir des informations non plus seulement financières mais aussi extra-financières, permettant aux parties prenantes d’intégrer de nouvelles dimensions dans leur analyse/décision et de réduire l’asymétrie informationnelle à laquelle elles sont soumises. Ce reporting, né à la fois de la demande des parties prenantes, de la réglementation nationale et internationale et outil de communication institutionnel, permet de nombreux types de recherches mêlant l’analytique, le qualitatif ou le quantitatif afin d’en saisir les contours,  et le contenu informatif et les évolutions souhaitables. En outre, ces documents intégrés permettent d’évaluer la prise en compte et la valorisation par l’organisation de différents types de capitaux : social (voire humain ou intellectuel) et  environnemental (voire naturel) ouvrant une voie de recherche prometteuse.

Formes alternatives. Des travaux de recherche sur certaines formes alternatives d’organisation sont menés par des chercheurs de l’axe. Les recherches sur les sociétés coopératives (SCOP et SCIC) portent sur la gouvernance, le management, la gestion des ressources humaines et les relations avec leurs parties prenantes de ces entreprises. Ces formes d’organisations sont étudiées pour apprécier leur degré d’originalité en termes de gouvernance (objectif affiché de favoriser la démocratie dans l’entreprise), de pratiques de management et la valeur de modèle que peut être l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) pour le reste de l’économie.
 

  • Management et consommation responsables

Management responsable. Les pratiques de GRH peuvent s’évaluer à l’aune de leur contribution à la responsabilité sociale de l’entreprise. Dans ce contexte, les managers jouent un rôle dans la mise en œuvre de pratiques responsables, à travers leurs actions et décisions (recrutement, évaluation, gestion des emplois et des compétences, rémunération). Certains outils ou pratiques de gestion s’inscrivent dans le cadre du management de la RSE, notamment en matière de lutte contre les discriminations (fondées sur le genre, l’origine, l’apparence) mais également de promotion de la diversité (notamment à travers la gestion de la fin de carrière). La communication de pratiques de recrutement responsables participe à l’image de l’entreprise à l’extérieur, à l’expérience candidat, et contribue ainsi à une marque employeur forte.  La communication de ces valeurs et pratiques responsables auprès des collaborateurs et de potentiels candidats peut constituer un levier d’attractivité organisationnelle et de fidélisation, dans des secteurs, des métiers, des types d’organisations qui peuvent subir une pénurie de candidats ou un turn over important de collaborateurs.

Consommation responsable. Favoriser l’adoption par les consommateurs de comportements "responsables"  et améliorer leur bien-être individuel et collectif représente(nt) aujourd’hui un enjeu majeur au plan environnemental, économique et sociétal. Des chercheurs de l'axe s'intéressent aux déterminants des choix de consommation, en particulier à ceux qui débouchent sur une consommation responsable. Trois types de travaux sont principalement menés : (1) étude de l’effet de la labellisation environnementale et, plus généralement, aux biais décisionnels liés à la présence (vs absence) d'une information environnementale sur les produits,  (2) enrichissement des modèles psychosociologiques utilisés classiquement pour expliquer, voire prédire, les comportements pro-environnementaux, au stade des intentions ou des comportements réels (par exemple le choix d'un mode de transport vertueux) et (3) exploration de modes de consommation alternatifs, collaboratifs, collectifs et partagés.